En marge de la clôture de la formation en collage artistique, l’artiste visuel Kevin Mubalama trace un tableau décrivant le contexte socio-culturel de la ville de Bukavu. Positionnée comme ville carrefour de Peuples, l’artiste interroge, à travers son tableau « Paix et Identité Culturelle » sur la place de la culture comme facteur et outil de la cohésion sociale et reconstruction du vivre-ensemble.
A travers sa composition artistique, il ambitionne de montrer que loin d’être une menace, la diversité tribale est une richesse capable de fonder l’unité et la paix durable. Composé des masques traditionnels, figures de la multiplicité culturelle, il symbolise les valeurs de la mémoire collective.
Portant des messages d’espoir vers l’avenir, Il appelle à une conscience collective et décourage la division. Les danseurs et le tambour y figurant traduisent une célébration et la création d’un rythme qui prône l’unité.
Dans cette même œuvre, il aborde les notions de la désinformation ainsi que la lutte contre les discours haineux : « Le contraste entre les mots liés à la guerre et ceux liés à la paix montre une transition de la haine vers la réconciliation et du conflit vers la cohésion ».
La poignée de main est, selon Kevin Mubalama, un symbole universel de réconciliation, d’engagement et de pacte social. Placée au centre, elle agit comme fondation de l’œuvre : « la paix n’est pas abstraite, elle se construit par un acte volontaire entre communautés. Principalement, ce dessin véhicule le message de La culture comme pont et non un mur, les différences tribales ne doivent pas être instrumentalisées pour diviser. Et la paix commence par la reconnaissance mutuelle des identité ».
A travers cette œuvre, Kevin Mubalama porte une déclaration que la paix durable à Bukavu ne viendra que par l’harmonisation des différences. « La culture est un outil de résistance sociale », conclue-t-il.
Kathia AMINA